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Archive for 23 janvier 2006

Tirade de l’acide

 
 
 
 

 
Sous moi donc ces quelques blogs s’avancent
Au début c’est certain ils manquent d’assurance
Ils partirent cinq cents mais par un prompt renfort
Ils se virent millions bien loin étant le port.
Tant à les voir bloguer venant de tous parages
Les plus intimidés reprennent du courage
Les deux tiers sont cachés aussitôt qu’arrivés
Anonymat profond qu’ils aiment à trouver.
Le reste dont le nombre augmente et à toute heure
Se montre face nue tel votre serviteur
Se mettant à l’ouvrage et sans faire aucun bruit
Agrémentant ainsi ou leurs jours ou leurs nuits.
Par son commandement MSN fait de même
Et veille à surveiller les moindres stratagèmes
Et ils feignent d’avoir reçu des délations
Puis ils ferment le blog après la sommation.
La censure nous vient de ces cinquante étoiles
Mais nous obéissons, point ne mettons les voiles
L’imagination enfle et d’un commun effort
Les meilleures idées montent jusques au port.
Ils les laissent passer car elles sont tranquilles
Pas de sexe ou d’insulte un peu trop imbécile
Notre langue si belle abuse leurs esprits
Ils n’osent plus douter et sont un peu surpris.
Mais voyant que notre encre est assez sympathique
Nous laissent publier nos écrits satyriques.
Nous nous gaussons alors et tous en même temps
Nos sourires joyeux deviennent éclatants.
Et les commentaires tout doucement abondent
Nous sommes bien armés grâce à notre faconde
Comme rien n’est méchant au diable l’épouvante !
Et d’ailleurs par chez nous personne ne s’en vante.
 
*
Extrait de la tirade de Don Rodrigue 
 Le Cid (Corneille) 
 
*
 Sous moi donc cette troupe s’avance,
Et porte sur le front une mâle assurance.
Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port,
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés reprenaient de courage !
J’en cache les deux tiers, aussitôt qu’arrivés,
Dans le fond des vaisseaux qui lors furent trouvés ;
Le reste, dont le nombre augmentait à toute heure,
Brûlant d’impatience, autour de moi demeure,
Se couche contre terre, et sans faire aucun bruit
Passe une bonne part d’une si belle nuit.
Par mon commandement la garde en fait de même,
Et se tenant cachée, aide à mon stratagème ;
Et je feins hardiment d’avoir reçu de vous
L’ordre qu’on me voit suivre et que je donne à tous.
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles
Enfin avec le flux nous fait voir trente voiles ;
L’onde s’enfle dessous, et d’un commun effort
Les Maures et la mer montent jusques au port.
On les laisse passer ; tout leur parait tranquille ;
Point de soldats au port, point aux murs de la ville.
Notre profond silence abusant leurs esprits,
Ils n’osent plus douter de nous avoir surpris ;
Ils abordent sans peur, ils ancrent, ils descendent,
Et courent se livrer aux mains qui les attendent.
Nous nous levons alors, et tous en même temps
Poussons jusques au ciel mille cris éclatants.
Les nôtres, à ces cris, de nos vaisseaux répondent ;
Ils paraissent armés, les Maures se confondent,
L’épouvante les prend à demi descendus ;
Avant que de combattre ils s’estiment perdus.

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Pensée misogyne

 
Pour se préserver
 
de la séduction féminine
 
il vaut mieux avoir l’art mûr…

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