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Archive for septembre 2009

Plume indienne

L’été indien c’est en octobre
Mais il m’envoie un éclaireur
Je ne lui jette pas l’opprobre
Ce serait une grande erreur
J’essaie de m’en faire un copain
Et je lui demande son nom
Car il me vient grand peur soudain
Qu’il ne s’appelle Cupidon
Aussitôt il range ses flèches
Car quoi qu’on dise il m’a compris
De voir se rallumer la mèche
Il en serait premier surpris
« C’est vrai tu as tourné l’apache
De tes squaws tu as éteint celles
Qui t’ont fait trop de coups en vache
Et puis qui se sont fait la belle
Toi qui étais un gai luron
C’est normal que tu sois sioucieux
Comme en chemin tu fus marron
Elles t’ont bien plumé mon vieux
Dans tes poèmes qui déchantent
Même le dernier de tes mots
Y campe souvent dans l’attente
De pouvoir scalper tous tes maux
Et ton oeil qui épie est noir
On entend sans cesse tes cris
S’élever très fort dans le soir
Comme chez hyènes en furie
Ils ne sont ni chauds ni zélés
Tous tes vers qui que je sache aiment
A chanter beautés envolées
Et qui tout ton passé parsèment
Car crois-moi lorsque des fois j’erre
Au nid mots me font trop de bien
Soigne les tiens et puis espère
L’avenir est encore tien
Et si le futur bientôt t’aime
Oublie ta peine quotidienne
Il serait trop bête quand même
De te voir filer à l’indienne ! »
Du coup je vais attendre octobre
Tout juste pour qu’il m’éclaire heures
Et j’en oublierai les opprobres
Dont j’ai agoni mes erreurs
La musique qui accompagnait ce texte
était « Les cavaliers du Pony express »
interprétée par Anny et Jean-Marc Versini

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Connerie du jour

 
J’ai une ordonnance pour le PS
 
Activia matin et soir
 
"Actif à l’intérieur !"

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Banderilles

 
 
 
J’ai pris cette photo du banc
Bon sang lui aussi a vieilli !
Et lorsqu’il me voit titubant
Il est par le doute assailli
 
Je lui dis de ne pas s’en faire
Qu’il est fait d’un superbe bois
Que rouillent ceux qui sont en fer
Qu’en sa veine moi j’ai la foi !
 
"Le passant qui sur toi s’affaisse
Calme ses maux et très serein
Retrouve un peu de sa jeunesse
Même s’il n’est pas du Bas-Rhin
 
Le petit vieux dans son automne
Entend bien profiter de toi
Tu l’écoutes quand il chantonne
Sa voix est sourde or tu y crois
 
Même si le chien de mémé
Vient de temps en temps t’arroser
Elle aussi ne peut que t’aimer
Autant le soir qu’à la rosée"
 
Du coup le banc chasse ses doutes
Même le lac s’est déridé
Les deux me souhaitent bonne route
Au diable les noires idées !
 
Comme je ne suis pas de bois
Et qu’à cette vie je m’agrippe
Il ne faudrait pas cette fois
Que les bancs me prennent en grippe
 
Dans le lac dont je bâche l’eau
Les quelques poissons vaquent sains
Le banc me dit : "C’est rigolo !"
C’est contagieux je me sens bien !
 
Le lac ce n’est pas le Gulf Stream
L’eau est claire et c’en est divin
Juste pour me donner la rime
Là-bas le canard vit le pain !
 
Plus loin la pagaille est royale
Et nul ne se sent à l’aubri
Renaissance périt du râle
Et la douleur a parti pris
 
"JC je te laisse à tes doutes"
Me clame alors l’ami le banc
Et je sais pourquoi sur la route
Je te vois souvent titubant !"
 

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Connerie du jour

 
Je ne cours plus le guilledou
 
Je le marche …
 
 

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Connerie du jour

 
Retour sur le passé :
 
Sorte de strip-tease où l’on effeuille âge…

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Connerie du jour

 
Si encore tu me prenais pour un vieux
 
Non ! Tu me laisses !

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Connerie du jour

 
A force d’imposer le port de la burka à leurs femmes
 
un jour ou l’autre elles risquent de mettre les voiles…

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A fleur de peau de chagrin…

 
Une fleur s’est enfuie du bouquet de ta vie
Et ta mine aussitôt a perdu ses couleurs
Tu as bu le calice enfin jusqu’à la lie
Et ton coeur a péri en traînant ses malheurs
 
Le tout nouveau bouquet épice-t-il tes soirs ?
Habitue-t-il ton corps aux lendemains qui chantent ?
Aimes-tu son parfum qui lui ne naît que tard ?
Ce chemin mène-t-il à l’arôme qui hante ?
 
Il le sait bien ton coeur vétuste réceptacle
Que quand de battre il cesse il provoque tes pleurs
Mais il chasse ta peine en un nouveau spectacle
T’offrant une autre fleur aux si belles couleurs
 
Tu te forces tu fais bonne composition
Pourtant tu n’y peux rien car se fanent tes jours
Tu prends la fleur séchée ultime solution
L’insérant à jamais au livre de l’amour
 
  
La musique qui accompagnait ce texte
était " That old feeling"
interprétée par Diana Krall
 

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Connerie du jour

 
C’est lorsqu’il y a trop de fleurs
 
qu’on a la gerbe…

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Avant que le corps ne m’use…

 
Déjà publié
Sur la route hérissée des débris de ma vie
Je marchais les pieds nus réfrénant mes envies
Couvrant de pansements quelque peu illusoires
Mon esprit lacéré blessé de ses déboires
 
J’avais beau regarder les sourires fleurir
J’étais très attristé ne pouvant les cueillir
Je restais en retrait poussant quelques soupirs
Au vu de mes désirs tendant à s’assoupir
 
Puis tu es apparue trousse d’urgence en main
Guérissant l’aujourd’hui préparant mes demains
M’obligeant à m’asseoir devant le parchemin
De ma plume extrayant le surplus de venin
 
Et progressivement les mots ragaillardis
Se sentant plus sereins se sont montrés hardis
J’en ai repeint la pluie aux couleurs du soleil
Réveillant les espoirs qui étaient en sommeil
 
J’ai nourri l’oisillon pour qu’il s’envole enfin
J’ai consolé la veuve adopté l’orphelin
Heureux je les ai vus s’épanouir en mon sein
Puis s’éloigner joyeux vers un nouveau destin
 
Ô ma muse chérie aux multiples visages
Inspiratrice ailée qui sait me rendre sage
Reste là s’il te plaît ne m’abandonne pas
Guide-moi je t’en  prie dans mes ultimes pas
 

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