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Archive for mai 2010

Encre en gouttes de pluie

 
 
 
 
 
Lorsqu’elle a vu le temps la muse s’est enfuie
Car l’encrier était plein de gouttes de pluie
Elle a craint que mes mots submergés par l’averse
Une nouvelle fois en larmes se déversent
 
J’ai séché l’encrier comme on sèche les pleurs
J’ai bien fait de m’offrir ce beau bouquet de fleurs
Les roses me sourient me réchauffant le coeur
Les nuages s’en vont avec tous leurs malheurs
 
La muse est revenue me souffler ton image
La pluie a redoublé et j’ai senti l’orage
J’ai aussitôt remis tes maux dans l’encrier
Ma plume a retrouvé son air primesautier
 
Certes le ciel est gris mais le mien est en bleu
Je n’azur que par lui et qu’importe s’il pleut
Ma solitude danse avec mon doux silence
M’incitant aussitôt à suivre leur cadence
 
*
 
  
 

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Dernière danse

 
 
 
 
 
Qui donc m’accorderait ces derniers pas de danse
Tant que je peux encore en suivre la cadence ?
Nous ferions à l’envers la valse de la vie
Pour aller apaiser nos joies inassouvies
 
Qui donc me donnerait la cure de jouvence
Pour que le temps recule et plus jamais n’avance ?
La valse deviendrait rock’n’roll endiablé
Dans un rythme enlevé qui viendrait nous combler
 
L’appel je le sais bien restera sans réponse
Je sais que tu es là et point je ne renonce
Nous danserons un soir un dernier slow de feu
Oubliant à jamais nos dépits amoureux
 
Les chemins de nos vies gravés sur nos visages
Seront bordés de fleurs pour ce dernier voyage
Et l’orchestre complice aura la gentillesse
De jouer lentement tous nos airs de jeunesse
 
 
 
 

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Interlude

 
 
 
 

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Un sermon si naï f

 
 
 
 
 
Encore une pente une côte
Qui se présente à mon destin
Je m’acharne et je varappe autre
Encordé à mon esprit sain
 
Et quand au sommet je m’attable
Ma lecture est de bon aloi
Je m’aperçois que sur les tables
Les mots y zézayent parfois !
 
Je consulte le catalogue
Que je redoute assurément
Il est bien dur ce décalogue
Quand j’étudie commandements
 
D’abord je n’ai pas d’autres dieux
Puisque pas un seul je ne veux
Je n’imagine pas les cieux
Sans les sculpter je rôde un peu
 
Oui souvent je crie : Nom de dieu !
Je m’en fous je ne suis pas pieux
Et chez moi sans faire de zèle
Le samedi ça bat de l’aile !
 
Mon père ma mère ont péri
Mes pleurs d’ailleurs furent sonores
Mais dans mon coeur je les chéris
Les parents toujours ça s’honore
 
Je ne tue point la vie me tue
Je suis seul et ne trompe plus
Je vole de mes propres ailes
Est-ce un délit si criminel ?
 
Quand on me passe le relais
Je n’use pas de faux témoin
Et je trouverais bien trop laid
De me mettre à dos mon prochain
 
J’aime mieux celui de sa femme
Qu’on voit tellement embellie
Convoiter est assez infâme
Mais je suis trop seul dans mon lit
 
Je redescends de la montagne
Et si naïf est mon écrit
Que personne ne m’accompagne
Si ce n’est mon succinct esprit
 
 
 
 

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Tête et coeur

 
 Tu déjeunes à la table qui me fait face. Je te regarde. Tu es belle. Pourtant mon coeur ne chavire pas, l’habitude sans doute ou bien le refus de n’être qu’un pantin. J’ai coupé les fils juste au ras du dos il y a quelques années. J’ai recommencé tout à l’heure, car ces fils-là, c’est comme les cheveux, ça repousse. Ils doivent sans doute être irrigués par le coeur qui lui voudrait ne pas rester vide et solitaire. Il m’envoie d’ailleurs des coups de semonce mon coeur. Il n’accepte pas la fumée que je lui insuffle pour qu’embué il ne puisse voir au dehors pour que mes yeux se ferment sur les jolies fleurs qui passent devant mon horizon. Il bat, cogne à ma poitrine en me disant : « Regarde celle-ci. Nous serions bien avec elle.  Elle est charmante. Elle pourrait un peu me réchauffer,
me permettre de passer quelques moments heureux. » Je l’écoute frapper. Je ne réponds pas. Du coup c’est lui qui s’écrie : »Entrez ! »
Je le verrouille à double tour, car ma tête se souvient même si mon coeur oublie. Et ma tête me dit :  » Tu te rappelles comme nous avons souffert, tu te rappelles ? A l’époque c’est moi qui frappais à tes tempes.Regarde-les tes tempes. Elles ont vieilli, elles sont grises. Ne les grise plus d’amour.Fais front ! N’augmente pas tes rides. Ta vie à présent est lisse Vis seul, heureux. Contemple-les ces sourires. Je les garderai en mémoire pour toi. Et quand tu le voudras je te les projetterai en images merveilleuses dans tes rêves les plus doux.
Dors JC, ne te réveille pas, ne nous réveille pas ! »
Mais mon coeur lui n’accepte pas. Il se rebiffe : « Je voudrais battre à l’unisson » me dit-il « L’unisson ? Connais pas  ! » répond ma tête.
Je paye l’addition. Je ne te regarde plus.
Ma tête me dit :
« Ne t’en fais pas je l’ai enregistrée ! »
Je pars sans me retourner.
Et mon coeur fait la tête parce que ma tête n’a pas de coeur !
  
 
 
    

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Perlin peint peint

 
 
 
 
 
Du noir et blanc de mon enfance
Au gris foncé en décadence
Que de couleurs, que de nuances
Sont venues peindre l’existence !
 
Le vert avide, adolescence
Le bleu des jolis yeux , romance
Rouge passion, incandescence
Jaune apparu en sénescence.
 
Le blanc si pur de l’innocence
Violé par bien trop d’évidences
L’azur rêvé en discordance
Image en tas d’incohérences.
 
Le rubis qu’on offre, inconscience
Tout ce qu’on dit après, errance
L’opportun lit vide en l’absence
La mort dorée de la confiance.
 
Quatre feuilles du trèfle en chance
Coeur chamarré en surbrillance
Piques jetées, âpres violences
Fin sur le carreau, déchéance.
 
Quelques atouts en survivance
Un arc-en-ciel en espérance
Et le flux haut de l’appétence
Voulant repeindre l’existence.
 
 
 

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Interlude

 
 
 
et l’orchestre de Louis Armstrong

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T’as vu l’euro baisse Pierre !!!
T’en parleras dans ton blog ?
 
  

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Humeur

 
Y’en a marre des saints dégueulasses…!

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Hommage

 
 
 
 
 

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