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Archive for octobre 2010

Si la plume parfois

 

 

 

Si la plume parfois sent son encre gelée
Si les mots qu’elle écrit n’ont pas interpellé
Elle sait que sa pointe érodée par la vie
Ne fait que répéter les mêmes litanies

Si la plume parfois sent que ce qu’elle écrit
Réveille chez les uns des sentiments aigris
Elle poursuit pourtant en pensant que bien d’autres
Sont de ses ressentis les fidèles apôtres

Si la plume parfois se faisant un sang d’encre
Envisage soudain lassée de jeter l’ancre
Le grand flot des idées remplissant l’encrier
Rêve de s’étaler au soleil du papier

Si la plume parfois ne sait pas comment taire
Les rancunes passées qu’il faut bien qu’elle enterre
Elle se passe alors de tous les commentaires
Poursuivant le chemin qui lui est salutaire

Si la plume parfois sent l’encre qui revit
Si les mots qu’elle inscrit sont le suc de sa vie
Elle les trace encore et devenant zélée
Renouvelle l’envol de ses pensées ailées

 

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Etincelle

 

 

 

Il faudrait un présent toujours plein de lumière
Que les ombres soient là juste pour rehausser
L’éclat de l’existence Ô combien éphémère
Mais belle quand on peut ses désirs exaucer !

Et si le dieu argent qui a tant de fidèles
Pouvait à tout moment être fidèle aussi
Il suffirait alors d’un seul vol d’hirondelle
Pour faire nos printemps heureux et sans souci

Les orages seraient les chasseurs de nuages
La foudre ne donnant que des coups dans les coeurs
En de si beaux éclairs exempts de tout dommage
Le ciel en deviendrait un azur de bonheur

Mais les jours sont si noirs que blanches sont mes nuits
Et je vois impuissant s’obscurcir mes espoirs
Je lève mon regard l’hirondelle s’enfuit
Et l’ombre m’envahit implacable éteignoir

Subsiste heureusement tout au fond de mon âme
L’étincelle obstinée refusant de mourir
Qui inlassablement vient rallumer la flamme
Illuminant mes yeux du feu de mes désirs

 

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Nocturne

Les notes du piano virevoltant s’envolent
Fières se pavanant sous les beaux doigts d’Erroll
Et de Misty à Rêverie de Debussy
La musique me plaît l’ambiance s’adoucit

J’imagine les verres jaune pétillant
Les couples se serrant magnifiques amants
Qui le temps d’une danse alors ne sont plus qu’un
Qui le temps d’une danse ont la joie en commun

La lumière tournoie en les enveloppant
Et celle de leurs yeux les éclaire en dedans
Les deux coeurs mis à nu font l’amour follement
Sur le lit harmonieux des accords languissants

Ces jolies mélodies peuvent être pourtant
Réceptacles maudits des souvenirs d’antan
Les rythmes en mémoire en ont perdu la cote
Les doigts de mon oreille offrant les fausses notes

Dans les verres le jaune en devient incolore
Les couples séparés l’ambiance s’évapore
La lumière s’éteint la musique s’enfuit
Et le coeur solitaire en revient à l’ennui

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Balade

 

 

 

Une atmosphère un peu morose
J’affronte pourtant le temps gris
Les feuilles mortes se reposent
Et tous les arbres ont maigri

Le lac a l’air d’avoir vieilli
Il est tout ridé par le froid
Le banc transi m’a accueilli
En se gaussant de mon sang-froid !

Il dit avoir pris les devants
Qu’il va bientôt être livré
Par le ciel d’un beau manteau blanc
Le réchauffant de sa livrée

Je m’enfonce dans la forêt
Et je longe un petit cours d’eau
Le soleil darde quelques rais
Mais j’ai des frissons dans le dos

Me voici un peu moins morose
La balade m’a fait du bien
Les feuilles mortes me proposent
De me faire un bout de chemin

Sous ce tapis de souvenirs
J’enfouis ma tristesse éculée
Je pense aux printemps à venir
J’imagine verte l’allée

J’offre alors à mes survenirs
Le soleil qui est dans mon coeur
Je sens ce dernier rajeunir
Débarrassé de ses rancoeurs

En hommage

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Qu’importe

 

 

 

Il se tenait debout contemplant le Soleil
Lequel face voilée retardait son réveil
Des nuées endormies l’astre se dévêtit
Eloignant les derniers soubresauts de la nuit

L’étoile au pinceau d’or raviva les couleurs
Le tableau s’égaya de tons ensorceleurs
La fraîcheur du matin vint alors déposer
Sur les fleurs un collier de perles de rosée

Il se tenait debout contemplant la merveille
Laquelle encor voilée retardait son réveil
De ses rêves secrets elle se dévêtit
Eloignant les derniers soubresauts de la nuit

La belle aux cheveux d’or scintillait de couleurs
La pièce s’égaya de tons ensorceleurs
Sa fraîcheur au matin vint alors déposer
Autour du cou de l’homme un collier de baisers

Il se tenait debout entre Soleil et belle
Il chassa de l’esprit les ombres trop rebelles
Lui rendant ses baisers il remercia les cieux
D’avoir un tel présent Ô combien délicieux !

Qu’importe le demain ! Qu’importe le chemin !
L’aujourd’hui était là et la main dans la main
En arrêtant le temps de leur amour si fort
Demain fut aujourd’hui jusqu’au jour de leur mort

Mediterranean Sundance
Paco de Lucia – Al di Meola – John Mac Laughlin

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L’ombre

Solitude d’une ombre
Sur fond de feuilles mortes
Cette image trop sombre
Aujourd’hui m’insupporte

Il me souvient toujours
Il me souvient encore
Que je passais mes jours
A l’ombre de son corps

De ces temps révolus
En un même décor
Qu’ai-je donc tant voulu
Qui pourrait vivre encore ?

Si ce n’est que cette ombre
Qui recherche la sienne
Dansant sous les décombres
D’une valse de Vienne

Au son de la musique
Le soleil s’est enfui
Devenant amnésique
L’ombre s’est évanouie

Les reflets sur le lac
Attisent ma mémoire
Les sensations en vrac
Surgissent du grimoire

La goutte de rosée
Qui glisse de mes yeux
S’est métamorphosée
En son rire radieux

Je vais oublier l’ombre
Que son éclat m’apporte
Noyant l’image sombre
Dessous les feuilles mortes

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A fleur d’âge

 

 

 

II est là qui observe le monde et s’ennuie
Pour ne pas dépérir il s’invente des nuits
Il y porte son rêve en y cherchant l’espoir
Que le jour reviendra avant son dernier soir

Ce matin apeuré il jette son regard
Il ne voit que misère et se tient à l’écart
Il contemple la sienne évitant de se plaindre
Il se voudrait joyeux mais a du mal à feindre

Dans le vase la fleur lui offre sa beauté
Il puise la couleur et se met à teinter
Les parois de son coeur de touches de gaîté
Tentant de ramener les parfums de l’été

Deux pétales unis lui rappellent ses lèvres
Ses yeux sont tout à coup comme pris d’une fièvre
Il frôle alors la rose en fermant les paupières
Il veut faire revivre un à un ses hiers

La fleur baisse la tête en s’offrant aux caresses
Et son jour devient nuit inondée de tendresse
S’approchant doucement il dépose un baiser
La tristesse s’enfuit de son monde apaisé

Le vieil homme revit et il chasse l’ennui
Il retrouve l’espoir qui surgit de sa nuit
Il oublie aussitôt tous ses petits malheurs
Et il sort décidé à cueillir d’autres fleurs

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Rêve en nuit

 

 

 

En cette heure avancée de cette douce nuit
Je suis là essayant de chasser mon ennui
J’ai repoussé le rêve et il s’est évanoui
Emportant les espoirs qui se sont tous enfuis

L’ombre s’est étendue sur la ville endormie
Se reposent ainsi les soucis de la vie
Les heures s’écoulant la lune me sourit
Et petit à petit le calme m’envahit

Le jour va se lever et j’assiste au spectacle
Les étoiles s’éteignent très vite au pinacle
Le soleil apparaît éveillant les chaumières
En revêtant son aube blanche de lumière

Les bruits sortent des draps d’abord tout doucement
La ville peu à peu se met en mouvement
Le calme dérangé dit : « Ferme la fenêtre. »
Et je lui obéis préservant mon bien-être

Et je retourne alors dans l’écran des hiers
Les images vieillies me brûlent les paupières
J’attrape le papier les images défilent
Je ne peux aligner que rimes imbéciles

Les quelques mots jetés qui lacéraient vos « toi »
Je les ai déchirés amers morceaux de moi
Il me reste les maux et ce maudit cafard
Qui transperce mon coeur de vos coups de poignard

J’obscurcis le soleil pour retrouver ma nuit
Un portrait se dessine et puis il me sourit
Le rêve s’en revient envahir mon esprit
Je plonge dans les draps du fantôme réjoui

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Connerie du jour

 

Je crois que les personnes qui ont une case en moins
sont persuadées de l’avoir en plus…

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Relents

 

 

 

Dans le vent j’ai perçu
Un murmure perdu
Susurrant quelques mots
Qui me faisaient défaut

Sur le lac j’ai bien vu
Le cygne un peu perdu
Qui m’était destiné
Mais l’ai-je imaginé ?

Au ciel j’ai aperçu
L’oiseau et sa tribu
Et leurs battements d’elle
Me redonnant des ailes

Le poème apparu
Doucement je l’ai lu
Retrouvant les quatrains
Sempiternels refrains

La musique est venue
Je me suis souvenu
Des croches jolies notes
Me passant les menottes

Tout à coup il a plu
De mes yeux éperdus
Qui ne virent soudain
Qu’un mirage lointain

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